Option nordique & Little Italy
Vendredi dernier ou plutôt la nuit de vendredi à samedi fut une nuit hmmmmm…. De purs délices partagés. De retour dans les fêtes lyonnaises, j’étais les nerfs à vifs dûs à mes 3 semaines de retraits de la vie nocturne. Remontée à bloc, fermement décidée à ne laisser aucune testostérone m’échapper, je sortais vêtue d’une robe en maille couleur gris souris, sur un legging noir et des Derbys noires aux pieds. Je portais une veste Zadig & Voltaire en cuir marron en plus pour une touche rock supplémentaire.
Sur place, je retrouve un ancien amant, un suédois, tout simplement délicieux. De fil en aiguille de la soirée, nous nous sommes retrouvés tout les deux en boîte, lâchant tous nos amis à l’entrée où ils se sont faits refouler. L’alcool nous guidait, et nous nous sommes laissés aller à de langoureux baisers au milieu de tous les gays qui nous entouraient. J’aime sortir dans des endroits gays avec un hétéro. Je suis sûre de n’y croiser aucune rivale, ni de me faire trop emmerder et la musique est bonne.
Il est très difficile d’expliquer le sexe avec mon suédois. Il a une incomparable façon de vous prendre, mêlant à la fois tendresse, vigueur, rudesse, douceur. Ses baisers sont langoureux et pénétrant, vous laissant un premier goût de la suite sur vos lèvres. Il vous tire les cheveux, vous fait mal, et vous embrasse tendrement le cou. Puis sa langue longe vos courbes jusqu’au mont merveille. Il savoure et vous fait tout oublier. Puis, troublée, vous dégustez toute sa virilité entre vos lèvres, prenant soin de lui faire apercevoir la lune. Son souffle s’accélère à votre rythme, se calque à vos envies. Il vous domine, vous empoigne, vous brutalise, vous caresse, vous embrasse. Vous l’aimez d’un amour passioné, le désirez toute la nuit, et sa respiration bruyante emporte votre corps, et laisse votre peau se perler sous ses mains. Enfin, à bout de force, de souffle, vous vous endormez l’un contre l’autre, le tumulte des corps encore présent.
Je suis partie au petit matin. Je n’aime pas me réveiller auprès des hommes avec qui je baise. Je n’ai pas envie de me retrouver face à eux le matin, avec mon envie de café chaud, loin de tout bruit et de tout regard.
Du côté de l’Italie, mon cuisinier. Le compte à rebour poursuit son chemin et pourtant rien ne se passe comme je le voudrais. Lui, tentant de nous trouver des “points intellectuels communs” et moi, timide, farouche, troublée. Je le désire, je le veux. Mais je me rends compte que c’est un homme intelligent, fin et généreux et l’idée qu’il soit un homme respectable m’effraie. Il suffit de sentir son regard posé sur moi pour que je ne contrôle plus mes gestes. Je tiens mon pari, j’irai jusqu’au bout, sinon ce serait une défaite. Mais c’est difficile.